Neige en Loire-Atlantique : comment protéger vos façades contre le gel et l’humidité cet hiver ?
Au sommaire de cet article
Les récents épisodes neigeux observés en Loire-Atlantique, et notamment sur Nantes, rappellent que même dans un climat océanique tempéré, le gel peut avoir des conséquences réelles sur les façades des bâtiments. Bien que ces épisodes restent ponctuels dans la région, ils mettent en lumière une problématique souvent sous-estimée : l’impact du gel et de l’humidité sur des murs déjà fragilisés, et les risques d’infiltration qui en découlent.
1. Gel, humidité et façades : un risque bien réel en Loire-Atlantique
1.1 Le gel, un accélérateur de pathologies existantes
Contrairement aux idées reçues, les dommages causés par le gel ne concernent pas uniquement les régions montagneuses. En Loire-Atlantique, le problème est souvent le même que lors de fortes pluies : l’eau pénètre dans les façades par porosité ou par des fissures existantes.

Un enduit ancien ou dégradé agit comme une éponge. L’eau de pluie ou la neige fondue pénètre dans les microfissures, les joints ou les zones poreuses. Lorsque les températures chutent, cette eau gèle, provoquant un phénomène de dilatation. Au moment du dégel, l’humidité s’infiltre encore plus profondément dans le support. Résultat :
- aggravation des fissures,
- éclatement localisé des enduits,
- décollement de peinture,
- et dans certains cas, apparition d’infiltrations d’eau à l’intérieur du bâtiment.
C’est pourquoi certains épisodes de gel peuvent être directement associés à des problèmes d’infiltration, même lorsque les façades semblaient jusque-là « en état correct ».
1.2 Anticiper plutôt que subir : l’importance du ravalement
Sur Nantes et plus largement en Loire-Atlantique, la meilleure protection contre le gel reste l’anticipation.
Un ravalement de façade réalisé avant l’hiver permet de traiter l’ensemble des fissures, de réparer les zones dégradées et surtout d’imperméabiliser durablement le support.

Un ravalement bien conçu agit comme une barrière contre l’eau, exactement comme lors d’épisodes de pluie stagnante. Sans cette protection, l’eau trouve toujours un chemin pour pénétrer dans les murs, rendant les façades vulnérables dès que le thermomètre descend sous zéro.
2. Quelles solutions pour protéger et améliorer le confort thermique ?
2.1 Des revêtements intelligents, respirants et protecteurs
Après la préparation et la réparation des supports, l’application d’un revêtement de façade microporeux est essentielle. Ce type de revêtement fonctionne comme un vêtement technique de type Gore-Tex :
- il empêche l’eau de pénétrer,
- tout en laissant la façade respirer et évacuer l’humidité intérieure.
Cette combinaison est particulièrement adaptée au climat nantais, où l’humidité est fréquente mais les gels intenses restent occasionnels. Elle permet de limiter fortement les risques liés aux cycles gel/dégel, tout en préservant la durabilité des murs.
Il est également possible de profiter d’un ravalement pour améliorer la performance thermique du bâtiment. L’isolation thermique par l’extérieur (ITE) est la solution la plus performante, grâce à la pose d’un isolant recouvert d’un enduit mince ou d’un bardage. Cependant, cette solution représente un investissement important, d’autant plus dans un contexte d’instabilité des aides financières comme MaPrimeRénov’. Par ailleurs, en Loire-Atlantique, où les hivers restent modérés, l’ITE n’est pas toujours la réponse la plus cohérente, contrairement aux départements de montagne (Savoie, Pyrénées).
2.2 Une alternative efficace : le revêtement thermorégulateur
Entre un ravalement classique et une ITE, il existe une solution intermédiaire particulièrement intéressante : le revêtement semi-épais thermorégulateur. Moins coûteux qu’une ITE, il offre de nombreux avantages :
- imperméabilité renforcée,
- microporosité,
- souplesse limitant la fissuration,
- et surtout un complément d’isolation thermique.

Attention toutefois : il ne s’agit pas d’une isolation à proprement parler. Ce type de peinture épaisse améliore le maintien de la chaleur intérieure et retarde le refroidissement des murs, ce qui apporte un gain de confort sensible lors des épisodes de froid. Sa performance dépend fortement du bon grammage d’application, généralement autour de 800 g/m². Cela peut entraîner des traces de mèches de rouleau, parfois visibles de près sur des surfaces très planes, un point à prendre en compte d’un point de vue esthétique.
Ce revêtement est particulièrement pertinent dans le cadre d’un ravalement “à la carte”, par exemple avec une façade principale traitée de manière classique et un pignon recouvert d’une peinture thermorégulatrice. À Nantes, cette solution est idéale sur des murs peu exposés au soleil ou sans ouverture, notamment lorsque ces murs correspondent à des pièces chauffées comme une salle de bain. Elle permet ainsi d’éviter les phénomènes de mur froid localisé, souvent responsables de condensation intérieure.

