Traitement des remontées capillaires à Nantes : comprendre et traiter durablement l’humidité dans les maisons anciennes

Les remontées capillaires sont un phénomène particulièrement courant à Nantes. Le patrimoine nantais est composé d’un mélange de maisons anciennes, d’immeubles en pierre, de bâtis en granit et de constructions plus récentes. Cette diversité architecturale fait le charme de la ville, mais elle explique également pourquoi les problèmes d’humidité sont si fréquents.

Chez Mission Façades, nous intervenons régulièrement pour diagnostiquer et traiter ces désordres avant qu’ils ne dégradent durablement les façades et les revêtements intérieurs.

Pourquoi les maisons anciennes de Nantes sont-elles concernées ?

Avant les années 1970, les maisons étaient généralement construites sans coupure de capillarité entre les fondations et les murs.

Les fondations reposaient directement dans le sol humide. L’eau présente naturellement dans la terre pouvait alors remonter lentement dans les matériaux de construction.

Les bâtisseurs connaissaient parfaitement ce phénomène et adaptaient l’architecture des maisons.

À Nantes, on retrouve très souvent :

  • des soubassements en fort décroché par rapport à la façade afin de protéger les parties les plus exposées ;
  • des façades présentant un premier niveau en pierre apparente surmonté d’un bandeau décoratif ;
  • des murs particulièrement épais pouvant atteindre 50 à 70 cm.

Ces dispositions permettaient aux murs de respirer naturellement.

Pourquoi retrouve-t-on souvent du lambris dans les anciennes maisons ?

Lorsque l’on rénove une maison ancienne à Nantes, il n’est pas rare de découvrir derrière un ancien lambris des murs humides ou noircis.

Ce n’est pas un hasard.

Pendant des décennies, les lambris ont permis de masquer les dégradations provoquées par les remontées d’humidité.

Aujourd’hui, les propriétaires souhaitent retrouver les murs en pierre ou obtenir des intérieurs plus contemporains.

En déposant ces anciens habillages, on découvre parfois :

  • des taches noires ;
  • des moisissures ;
  • des enduits qui s’effritent ;
  • des peintures cloquées.

Ces désordres sont souvent aggravés par la condensation. Un mur humide est également un mur froid. Lorsque l’air chaud de l’habitation rencontre cette surface froide, il se forme naturellement de la condensation, exactement comme de la buée sur une vitre de voiture.

Un manque de ventilation accentue encore davantage ce phénomène.

Comment se forment les remontées capillaires ?

Le sol contient naturellement de l’eau chargée en sels minéraux et en nitrates.

Les matériaux anciens comme la pierre, les joints ou certains mortiers possèdent un réseau de très petits pores.

Par un phénomène de capillarité, l’eau remonte progressivement dans ces matériaux jusqu’à atteindre une hauteur appelée frange d’évaporation.

Lorsque l’eau s’évapore dans le mur, les sels restent emprisonnés.

Au fil des années, ils cristallisent et forment ce que l’on appelle communément le salpêtre.

Ces cristaux exercent une pression mécanique qui finit par :

  • faire éclater les enduits ;
  • décoller les peintures ;
  • provoquer le farinage des revêtements ;
  • dégrader les joints ;
  • favoriser le cloquage des finitions.

Le problème n’est donc pas uniquement l’eau, mais également les sels qu’elle transporte.

Comment traiter durablement les remontées capillaires ?

Le traitement le plus couramment utilisé est l’hydrofugation de masse par injection.

Son objectif est de créer une barrière étanche dans l’épaisseur du mur afin d’empêcher l’eau de continuer à remonter.

Le principe est le suivant :

  • déterminer une ligne de traitement, généralement environ 10 cm au-dessus du niveau fini du sol ;
  • réaliser des forages espacés d’environ 10 cm ;
  • percer quasiment toute l’épaisseur du mur sans le traverser ;
  • injecter une résine ou une solution cristallisante qui diffusera dans la maçonnerie.

Une fois polymérisée, cette barrière coupe définitivement les remontées capillaires.

En revanche, lorsque le mur est enterré, cette technique n’est plus suffisante. La terre humide exerce une pression permanente sur la maçonnerie.

Dans cette configuration, il est souvent nécessaire de réaliser un cuvelage ou un traitement spécifique des murs enterrés.

Les particularités des maisons nantaises

Les interventions à Nantes demandent une véritable expérience.

Chaque chantier réserve son lot de surprises.

Nous rencontrons régulièrement :

  • des murs en pierre qui cachent une maçonnerie en parpaings creux ;
  • des remplissages en mâchefer ;
  • des alternances de briques, pierres et béton ;
  • des granits particulièrement durs ;
  • de la pierre bleue de Nozay, très présente dans certaines constructions anciennes.

Avant toute injection, il est indispensable de vérifier l’absence de réseaux électriques, de canalisations ou d’autres ouvrages techniques.

Lorsque cela est possible, nous privilégions un forage dans les joints de maçonnerie.

Cette solution présente plusieurs avantages :

  • le perçage est plus facile ;
  • les joints sont généralement très conducteurs de l’humidité ;
  • les rebouchages sont beaucoup plus discrets une fois les travaux terminés.

Peut-on traiter depuis l’intérieur ?

Oui.

Selon la configuration du bâtiment, le traitement peut être réalisé :

  • depuis l’intérieur ;
  • depuis l’extérieur ;
  • ou des deux côtés pour les murs très épais.

Le choix dépend notamment :

  • de la présence de pierres apparentes ;
  • du type de soubassement ;
  • des contraintes esthétiques ;
  • de l’épaisseur de la maçonnerie.

Combien de temps faut-il pour que le mur sèche ?

Le traitement agit presque immédiatement.

En revanche, le mur ne sèche pas instantanément.

On peut comparer cela à un robinet que l’on ferme.

L’eau ne remonte plus, mais celle déjà présente dans le mur doit progressivement s’évaporer.

À Nantes, les murs des maisons anciennes mesurent souvent environ 50 cm d’épaisseur.

Il faut généralement prévoir 8 mois à 1 an avant d’entreprendre un ravalement ou une décoration intérieure.

Pour certains immeubles anciens dont les murs atteignent 60 à 70 cm, un traitement des deux faces peut être nécessaire afin d’obtenir les meilleurs résultats.


Mission Façades intervient pour le traitement des remontées capillaires à Nantes

Vous constatez des enduits qui s’effritent, des peintures qui cloquent, des taches d’humidité ou du salpêtre au pied de vos murs ?

Mission Façades vous propose la solution la plus adaptée, en tenant compte de la nature de votre bâti, de son époque de construction et des spécificités des maisons nantaises.



MISSION FAÇADES est expert en rénovation extérieure et en ravalement de façades à Nantes. Nous traitons les désordres inhérents aux murs extérieurs : fissures, infiltrations, remontées d’humidité, salissures, dégradations d’enduit, etc.